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samedi 12 mars 2011

Jean-Jacques PERONI dans ses oeuvres

Jean-Jacques Peroni, à part dans Les Grosses Têtes, on ne l’entend nulle part ailleurs. Très grossier, cultivé, désabusé, insociable, souvent mal-pensant, qu’irait-il faire dans des émissions où l’on ne cherche que la posture, et donc les faux-semblants moralistes, et donc l’hypocrisie, et donc la coolitude, et donc la frime, et donc le cirque, et donc la bêtise fière d’elle-même ?
En vérité, il est trop déniaisé et entier pour ne pas être grossier ; car dans un monde comme le nôtre, la grossièreté irrévérencieuse est preuve de bon goût. Cela équivaut à vomir une nourriture avariée. Eh oui ! Il faut se méfier comme de la peste de ceux qui avalent goulûment un plat avarié en se léchant les doigts et en en redemandant. Chez eux, ce n’est pas le vocabulaire qui est grossier, mais l’estomac, l’esprit, la personnalité.
Face à l’indigence autosatisfaite, si on a l’esprit sensible, on ne fait pas des ronds de jambe, on n’est pas admiratif, comme le sont tous les naïfs. Non ! On s’adapte ! On est grossier ! par courtoisie, par politesse à l’égard de ce qui est à l’inverse de l’indigence autosatisfaite. Cela prouve qu’on a le palais fin.
Évidemment, il ne faut pas déduire de mes propos que tout individu grossier et irrévérencieux est une sorte d’esthète écoeuré, loin de là ! bien entendu ! Je parle ici d’une catégorie particulière de grossiers.
Quant à la culture de Jean-Jacques Peroni, elle est vaste et révèle à ceux qui la découvrent qu’elle ne fut pas seulement nourrie par la télévision, et par les grands médias en général, ce qui permet de pouvoir l’appeler culture.
Elle non plus n’a pas l’air de raffoler des plats avariés.
On peut ne pas partager tous les points de vue de Jean-Jacques Peroni, mais ceux-ci sont néanmoins souvent réjouissants, car leur auteur a pour lui d’être l’un des rares représentants de l’esprit français corrosif, de la gauloiserie râleuse irriguée par une dose non négligeable de lucidité, dépourvus d’affectation et de vanité, qui sont bien les seules formes de grossièretés qu’il semble ne pas supporter, ce qui est une attitude morale finalement, et bien la seule qui devrait être considérée comme digne de respect.


3 coups de sang :
Silvio Berlusconi, Putain de mois de mai, Les festivals.

2 coups de sang :
Ouf ! On a perdu, Réinventons les classiques de la littérature.


Les statistiques.


Les statistiques.


Souvenirs, anecdotes, opinion, histoires drôles.

Laurent Gané

2 commentaires:

Anonyme a dit…

super

Anonyme a dit…

Ca, c'est une pipe taillée avec amour ou je ne m'y connais pas !!! :)