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jeudi 10 janvier 2013

Le lien entre mondialisme financier, perte d’autorité parentale, et enfants hyperactifs



Le mondialisme financier, ennemi de l’autorité parentale, de toute forme d’autorité, sauf de la sienne


D’après un article du 7 mars 2012, dans Le Point, se faisant l’écho de deux études, les troubles du comportement de certains enfants dits hyperactifs auraient des causes ne nécessitant pas la prise de médicaments contre l’hyperactivité.
En substance, une des études, parue dans la revue Pediatrics, montrerait que la moins bonne oxygénation du cerveau des enfants qui ronflent ou ont des problèmes respiratoires (apnée du sommeil par exemple) les amènerait très souvent à développer des troubles du comportement en grandissant. Agir sur ces causes, par l’observation du sommeil, permettrait d’éviter la prise de médicaments prescrits en cas d’hyperactivité et de troubles de l’attention.
Une autre étude, canadienne, révélerait que les enfants les plus jeunes de leur classe seraient à tort souvent considérés comme hyperactifs, à cause d’un simple problème de maturité, comparativement à leurs camarades ayant parfois jusqu’à un an de plus qu’eux.

Et voilà ! Encore une fois, rien sur le manque d’autorité des parents. Cela ne veut pas dire que ces deux études ne doivent pas être prises en compte, mais nous sommes nombreux à avoir constaté que les enfants surexcités et insupportables, presque toujours, ne l’étaient pas parce qu’ils étaient incontrôlables, mais parce que leurs parents étaient incapables de faire preuve d’autorité.
Les spécialistes expliquent que l’hyperactivité est une maladie ne pouvant pas être collée sur le front de tout enfant turbulent, mais on sait que la réalité est tout autre. L’étude révélant que les enfants les plus jeunes de leur classe sont souvent considérés à tort comme hyperactifs est un exemple qui le montre.
De plus, de nombreuses protestations se sont élevées face à la très grande augmentation, depuis les années 90, du nombre d’enfants prenant des médicaments – surtout de la Ritaline – contre l’hyperactivité et les troubles de l’attention.


Cachez cette autorité parentale que nous ne saurions voir !

Il y a quelques décennies, notamment pendant les années 70, l’autorité parentale, fondée sur l’autorité du père, fut considérée comme ayant pour effet de brimer les enfants, de les empêcher de s’épanouir, et donc de leur nuire. On la compara à une forme de fascisme. On voulu par conséquent rompre avec le passé patriarcal autoritaire, ennemi de la liberté. Les valeurs féminines, c’était ça l’avenir ! Le temps de la bestialité des hommes des cavernes était révolue. Terminé ! Aux orties ! Une ère nouvelle s’ouvrait, vers une nouvelle humanité. Les tendances masculines : à la niche ! Aux oubliettes !
Certes, l’ancien système n’était pas exempt de critiques, mais on avait jeté le bébé avec l’eau du bain, et en outre, il est amusant de constater que la douceur des valeurs dites féminines ne fut pas mise en place sans un certain autoritarisme culpabilisateur forcené et malhonnête qui tyrannisa et tyrannise encore tout le monde, et surtout les hommes. Pensez donc ! Il y a en moins qu’on le croit qui souhaitent être d’affreux fascistes. Mais que voulez-vous, la liberté, on ne l’instaure pas sans un certain sens de l’oppression. Il faut bien les dresser les gens ! sinon ils risqueraient de résister à la bienfaitrice émancipation !
Résultat ? Des parents dont l’autorité est bâillonnée, afin soi-disant qu’ils ne traumatisent pas leurs enfants. À bas la dictature des parents ! et surtout celle du père ! – l’ennemi juré. Vive la dictature des enfants !


Violence préventive ordinaire contre l’éducation

Le 30 avril 2011 fut lancé une campagne dite de prévention des violences éducatives ordinaires, après qu’on nous avait expliqué dans les médias qu’il fallait faire interdire la fessée. Un court film, destiné à en justifier l’interdiction, montrait une mère gifler sa fille parce que celle-ci venait de renverser son verre.
Les défenseurs autosanctifiés du "Bien" avaient encore frappé. Concernant la fessée, en les écoutant, c’était clair : les personnes en donnant possédaient le même structure mentale que celles qui enfermaient régulièrement leurs enfants dans une cave humide après les avoir roués de coups.
La fessée ne pouvant pas par elle seule être considérée comme intolérable, il fallait tenter de l’assimiler abusivement à quelque chose d’intolérable, afin de condamner et de criminaliser les personnes ayant recours à elle. Ou : comment ranger les personnes buvant deux verres de vin par semaine parmi celles en buvant deux bouteilles par jour, afin de les déclarer alcooliques.
Le court film dont je viens de parler est d’ailleurs révélateur. Une jeune fille, sagement assise à une table, écrit ou dessine sur un cahier. Du bras gauche, sans le faire exprès, elle renverse son verre. Sa mère se met alors en colère et la gifle. On nous fait ensuite comprendre que cette mère, maltraitée par la sienne – présente dans le film –, reproduit ce qu’elle a subi.
Voilà comment ils ont voulu faire interdire la fessée : en utilisant des procédés malhonnêtes que l’on veut voir terminer de ruiner l’autorité parentale au nom d’une défense hypocrite du droit des enfants.
Les parents n’ayant pas un enfant sage penché sur un cahier, mais un enfant en permanence déchaîné et hystérique, s’ils s’emportent, savent à quoi ils seront comparés : à des bourreaux d’enfants. On ne leur dira pas qu’un bon nombre d’emportements peuvent précisément être expliqué par un manque d’autorité. Qu’ils se démerdent ! On n’est pas là pour les aider, mais pour détruire ce qui reste de l’ancien monde traditionnel, ennemi du mondialisme et de la société de consommation.
D’ailleurs, dans le fameux film, les rôles sont bien distribués. La grand-mère représente le méchant monde du passé dont est victime sa gentille petite-fille du nouveau monde, et dont fut victime sa fille ; et dont finalement elle-même fut victime, à cause de la domination des méchants hommes, alors que l’on est tellement plus intelligents et évolués aujourd’hui. On peut d’ailleurs le constater tous les jours !
Cette campagne de prévention des violences éducatives, drapée de bonnes intentions, fut donc une campagne hypocrite, irresponsable, et déstructurante. Comme le disait Blaise Pascal : L’homme n’est ni ange ni bête, et le malheur veut que qui veut faire l’ange fait la bête.
À nouveau, on a fait que diaboliser et criminaliser. Certes, les parents ont des responsabilités, ô combien ! car c’est souvent eux que l’on trouve plus insupportables que leurs enfants rois, incapables qu’ils sont de les contrôler. Mais est-ce que l’on va faire un jour ce que ces ligues de vertu font avec les autres, en montrant du doigt les effets pervers de leurs sempiternelles leçons de pureté ?
Leur campagne sur la prévention des violences éducatives, pourquoi n’a-t-elle fait que dénoncer et criminaliser ? Ces gens-là, sous couvert inattaquable d’une bonne cause, en réalité, servent le système mondialiste financier. La diabolisation, la culpabilisation abusive permanente ; avec ce genre de procédés, on dépersonnalise n’importe qui, on gomme l’identité des gens, on ligote la libre pensée, on fait table rase du passé – comme disent les communistes –, afin de transformer le quidam en docile petit mouton prêt à tout avaler et à tout consommer. Car évidemment, quelqu’un avec une personnalité, une identité culturelle, sachant d’où il vient, et donc qui il est, étant par conséquent capable d’à peu près pouvoir réfléchir par lui-même, est beaucoup moins facile à manipuler.
On fait passer les parents qui donnent de temps en temps une fessée à leurs enfants pour des sadiques qui s’ignorent afin d’éliminer le peu qui reste de l’indispensable autorité. Trop violent l’autorité ! Malsain ! Idéologiquement, c’est du fascisme, ne l’oublions pas ! On cherche ainsi à supprimer l’un des derniers principaux leviers d’action des parents sur leurs enfants, afin de leur enfoncer la tête sous l’eau. Logique ! dans une société marchande. On ne développe pas l’autorité chez des gens que l’on veut voir obéir sans réfléchir. Quant à leurs enfants, élevés par des parents sans autorité, on ne leur permet pas de faire l’apprentissage de cette autorité aidant à former la personnalité, et même le jugement, puisqu’on veut les voir obéir eux aussi. Le mondialisme marchand, ce sont des consommateurs qu’il veut, des moutons, et rien d’autre.


La Ritaline, version tout-en-un et politiquement correcte du martinet, de la fessée, et de la punition

Tout va dans le même sens. Il faut abolir tout ce qui contribue à structurer un individu, et cela, qui plus est, au nom de la liberté.

On sait que les États ont perdu la majeure partie de leur autonomie, entre autres en perdant leurs pouvoirs régaliens ; eh bien on agit de la même façon avec les parents, on leur retire en quelque sorte leurs pouvoirs régaliens. Le mot d’ordre semble être : déliquescence générale et soumission.
Le résultat, en partie, est le suivant : pour ne pas être vu par ceux qui nous tirent vers le fond comme d’affreux tortionnaires, les parents ne doivent plus punir, ne doivent plus donner de fessées, n’osent plus être sévère, ordonner, ou être exigeant : en résumé : n’ont plus d’autorité. Conséquence logique : un nombre considérable d’enfants intenables. Et conséquence de cette conséquence : ce que les parents ne peuvent plus obtenir par l’autorité – et parce que la nature a horreur du vide –, ils l’obtiennent par les médicaments, c’est-à-dire par l’hypocrisie. Si on ne peut plus, lorsque c’est nécessaire, faire preuve de l’indispensable fermeté pour tenir ses enfants, par contre, afin d’y parvenir malgré tout, on peut les droguer, on peut leur mettre une camisole chimique, en leur donnant de la Ritaline, qui est un dérivé d’amphétamine classé dans la catégorie des stupéfiants, et dont la liste des effets indésirables possibles fait froid dans le dos. Ça, c’est permis ! et même encouragé ! C’est ça le progrès ! À quand les électrochocs ?


Un exemple parmi d’autres

Dans l’émission de Zone Interdite du 29 janvier 2012, intitulée Travail, santé, famille : faut-il se doper pour tenir le coup ? il fut question d’une mère dont l’enfant était sous Ritaline. Lors d’un repas, on la voit à table avec son fils, chacun avec devant lui, dans sa boîte en carton ouverte : une pizza (dont on imagine la médiocre qualité des ingrédients), et, dressée à côté du fils, une bouteille d’un litre et demi de soda.
Face à une telle scène, on pouvait encore une fois se demander si la Ritaline servait à traiter un problème réel d’hyperactivité, ou à compenser un problème d’éducation.
Quand on sait quelles conséquences la malbouffe a sur le comportement, la concentration, et la mémoire, on reste dubitatif. Sans compter qu’avoir recours à ce type d’alimentation révèle généralement une "éducation" moderne, c’est-à-dire sans autorité.
Les parents ne sont pas conscients que la belle idéologie qu’on leur a inoculée les a davantage détraqués qu’autre chose.


Cachez ces valeurs masculines que nous ne saurions voir !

S’il y eut des excès sous l’ancien modèle de société, il serait temps d’admettre que l’homme n’a pas été libéré mais enchaîné par les bien plus nombreux excès inverses, et aux conséquences dévastatrices, du nouveau modèle.
C’est cela que les professionnels de l’idéologie actuelle ne veulent pas voir, en nous parlant de troubles respiratoires, d’enfants d’une classe plus difficilement gérables parce que plus jeunes que les autres, obstinés qu’ils sont de ne pas vouloir, en remettant en selle l’autorité, réintroduire ne serait-ce qu’un peu de "valeurs" masculines dans leurs sacro-saintes "valeurs" féminines.
De surcroît, comment prendre les idées soi-disant émancipatrices du modèle actuel au sérieux ? car encore une fois, il suffit de regarder le résultat. Dans les nombreuses familles où des parents élèvent un ou plusieurs ouragans, les enfants, le père, la mère, tout le monde en subit les conséquences, et notamment la mère, souvent plus exténuée que le père par ses enfants car généralement davantage en première ligne.

À part ce problème flagrant et majeur de manque d’autorité, comment ne pas prendre également en compte la mauvaise influence de l’environnement sur le comportement des enfants et sur l’attitude des parents. Télévision marchande crétinisante – servant de nourrice à de nombreux parents –, télévision de fric et de publicité (pléonasme) à haute dose, malbouffe industrielle (pléonasme), pollution (dans tous les sens du terme), infantilisation et abêtissement des populations par la « coolitude », et déculturation tout aussi industrielle que la nourriture.
Pourquoi n’explore-t-on pas davantage ces voies-là ? Pourquoi ne met-on pas davantage en cause la société actuelle, au lieu de brandir comme un épouvantail ou fuir comme la peste ce qui reste de la société d’hier ? La loi du marché et ses enfants naturels : le mondialisme financier et la déculturation massive, vont-ils enfin plus clairement être montrés du doigt ?


Laurent Gané

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